Les Fiches

Quelques romains dans le film Astérix contre César

L'HOMMEJules César par Albert Uderzo

Sa naissance

César était patricien donc fils d'une puissante famille de nobles, il a reçu une excellente éducation et directement à Rome même :

Caius Iulius Caesar naît à Rome en 100, le 13 du mois Quinctilis, appelé plus tard Iulius (d'où notre mois de Juillet) en son honneur. Il appartient à l'illustre gens Iulia qui prétendait descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus. Brillant élève de l'école mais aussi du gymnase, il appartient à la jeunesse dorée de Rome et prend des allures de dandy (Suétone, César). Il est soutenu dans ses débuts en politique par le souvenir de son oncle Marius. Il fait ses premières armes en Asie où il a, un jour, l'occasion de se venger, avec une rapidité foudroyante, de pirates qui l'avaient rançonné (Suétone, César).

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Ses origines

Voici donc les origines de César avant qu'il se joigne aux hauts rangs de la gouverne.

L'homme d'Etat romain (Rome 101-44 av.J.-C.). Issu d'une grande famille patricienne, les Julii, qui prétendent descendre d'Enée et de Vénus, le jeune César est tôt impliqué dans les intrigues romaines. Introduit par son oncle Marius dans les rangs du parti populaire, il doit s'éloigner de Rome sous la dictature Syllanienne, profitant de son exil pour compléter sa formation rhétorique en Grèce.

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Sa carrière

Après avoir atteint l'âge mûre, César a vite fait de se faire remarquer et il a monté particulièrement vers un haut échelon :

Rentré en Italie après la mort de Sylla, César entreprend de gravir les marches du "Cursus Honorum" exploitant avec une extraordinaire habileté ses fonctions successives. Son alliance avec les populaires n'est non pas par solidarité idéologique mais par opportunisme. Questeur en 68, sénateur en 67, il se lie au mandat de Pompée, un chevalier à l'ambition aussi dévorante que sienne. Edile curule en 65 il sait, en démagogue avisé, gagner la faveur de la plèbe en donnant aux jeux un fastueux éclat; il fréquente d'ailleurs assidûment le fortuné Crassus dont l'aide financière se révèle précieuse au cours de ses campagnes électorales.

Grand pontife en 63, préteur en 62, il remplit en 61 sa charge de propréteur en Espagne ultérieure, où de faciles exploits militaires lui permettent de briguer le consulat pour l'année suivante.

Devenu effectivement consul en 60, il neutralise rapidement son collègue Bibulus puis conclut à Lucques une entente politique avec Crassus et Pompée : c'est le premier triumvirat

César ne fait en réalité qu'y surveiller la rivalité entre ses deux alliés. Après avoir installé ses hommes à Rome, César obtient le commandement de la province de Gaule : de 58 à 52, il va en reculer considérablement les limites, consignant le déroulement de ses campagnes dans son fameux: Commentaires sur la Guerre des Gaules.

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Sa carrière

Dès lorsque César a atteint la trentaine d'années, il a su se tailler une place au sein des principaux dirigeants de Rome, cela lui donna l'occasion d'aller sur d'autres territoires éloignés et d'entrer en contact avec d'autres grands personnages. Une carrière marquée par une grande ambition :

Élu questeur en 68, édile en 65 (il donna alors des jeux d'une somptuosité inouïe qui le ruinèrent), il est préteur en 63 et il essaie, lors de la conjuration de Catilina, de sauver les conjurés car, à ses yeux, un changement de régime aurait favorisé son ambition. Propréteur en Espagne, il fit une campagne brillante et rétablit sa fortune. En 60, il conclut avec deux hommes politiques importants, Pompée et Crassus, une convention secrète (c'est le premier triumvirat) selon laquelle il devait être nommé consul l'année suivante. Il le fut effectivement et exerça quasi seul sa magistrature; il resserra ses liens avec Pompée en faisant épouser à celui-ci sa fille unique, Julia. Pour se faire bien voir du peuple, il fait voter une loi agraire qui octroie des terres aux vétérans. A sa sortie de charge on lui confie pour cinq ans le gouvernement de la Gaule cisalpine (= l'Italie du Nord), de l'Illyrie et celui de la Gaule transalpine, c'est-à-dire la Province romaine (= environ la Provence actuelle) et la Narbonnaise. Mais il ne cesse, depuis la Gaule, de surveiller les événements de la politique intérieure, soutenant toujours le parti populaire contre le parti du Sénat.

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SES POSITIONS POLITIQUESJules César par Albert Uderzo

Ses ambitions

Une guerre civile ayant pris naissance en son absence renda César furieux et craintif de rentré seul à Rome pour reprendre la direction. Son ambition acharnée de gloire et de grandes réalisations fut alors très présente dans ce petit bout d'histoire :

Les difficultés de la conquête en Gaule avaient porté une atteinte considérable au prestige de César à Rome et, pendant son absence, les liens du triumvirat s'étaient dénoués : Julia était morte, Crassus avait péri dans une expédition contre les Parthes et, surtout, Pompée se rapprochait du Sénat et devenait l'homme fort de Rome, celui sur lequel on comptait désormais pour assurer l'ordre et la sécurité sans toucher à la constitution républicaine. L'ambition forcenée de César ne pouvait s'accommoder d'une telle situation. Il prétend alors briguer le consulat (il pouvait le faire à nouveau, dix ans après son premier consulat) en étant absent de Rome et en restant dans sa province avec son armée. Or la loi exigeait la comparution personnelle des candidats; mais César craignait, s'il rentrait seul à Rome, les attaques de ses adversaires. On enjoint néanmoins à César de licencier son armée et de quitter sa province (janvier 49); César refuse d'obéir et, franchissant le Rubicon (petite rivière au sud de la Gaule cisalpine), il envahit l'Italie.

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Ses ambitions

Homme très ambitieux, lorsque César est rentré à Rome, il ira peut-être trop loin dans sa proclamation divine et les réformes qu'il a entrepris. En voilà un bon exemple :

L'ancien politicien est parvenu à ses fins. Rentré à Rome, il complète l'éventail de ses attributions, qui font progressivement passer la république romaine à une << monarchie >> de fait : déjà deux fois consul - tout à fait illégalement -, il reçoit la dictature à vie, devient tribun perpétuel et porte définitivement le titre d'imperator. Parallèlement à une grande politique d'urbanisme, il parachève une série de réformes ébauchées dès son premier consulat : octroi plus large du droit de cité, autonomie des municipes, réduction du nombre des bénéficiaires de l'annonce (distribution publique de blé), lotissement de terres, fondation de colonies de vétérans, introduction du calendrier julien. Mais surtout, il affaiblit les traditionnels organes républicains au profit de son pouvoir personnel : effectif du sénat porté à 900 - réduisant considérablement le prestige de la classe sénatoriale -, multiplication de nombre de magistrats, exhumation du consulat suffect. Pourtant ses aspirations à la royauté, voire à la divinité, sont désormais trop évidents (il tente de ceindre le diadème royal au cours d'une fête des Lupercales spécialement créée en son honneur, comme il se pare de symboles religieux de plus en plus nombreux.

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Les récompenses de la guerre

À la toute fin de la Guerre des Gaules, sa prestance et sa gloire ont été amplement considérées :

Ces campagnes ayant procuré la pacification de toute la Gaule, la renommée qui en parvint aux Barbares fut telle que César reçut des nations habitant au-delà du Rhin des députés qui venaient promettre la livraison d'otages et l'obéissance. [...] En raison de ces événements, on décréta, à la suite du rapport de César, quinze jours de supplications, ce qui n'était encore arrivé à personne.

César, Guerre des Gaules, II, 35

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Les récompenses de la guerre

Comme on le voit ici, la guerre change le monde et le monde sait reconnaitre les bienfaits de celui qui l'a mené :

Laissons à César son gouvernement en Gaule

La guerre des Gaules fut menée sous le commandement de César; auparavant on s'était borné à des opérations défensives. [...] Le plan de Caius César, je le vois, est tout autre : ce ne sont pas seulement les nations qu'il voyait armées contre Rome qu'il a cru devoir combattre, c'est la Gaule tout entière qu'il a jugé bon de réduire à notre merci. Il a remporté des succès complets dans des engagements très importants sur les peuplades les plus belliqueuses. [...] Il a réussi à les effrayer, les repousser, les dompter, les habituer à obéir à l'autorité du peuple Romain, si bien que des contrées et des nations, que ni la littérature, ni la tradition orale, ni la légende ne nous avaient fait connaître déjà, ont été parcourues par notre général, par notre armée et par les armes du peuple Romain. [...] Que la Gaule reste donc sous la tutelle de l'homme à la loyauté, au mérite, à la chance de qui elle a été confiée. [...] Nous ne devons pas rappeler un général qui brûle de bien conduire les affaires publiques , ni bouleverser et gêner le plan d'ensemble de la guerre des Gaules, dont le développement est, dès maintenant, presque entièrement réalisé.

Cicéron, Sur les provinces consulaires, XIII, 32-35 passim

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Son attitude face au peuple

César, conscient qu'il est maître du monde, il conssent à améliorer le sort de son peuple et introduit de nouveaux changements politiques et sociaux assez important :

Ayant ainsi conquis tout ce qui obéissait à Rome, César se trouve véritablement maître du monde - du moins du monde connu à cette époque. A Rome, il est nommé dictateur à vie, grand pontife, augure, imperator à vie; objet d'un véritable culte, il occupe un siège en or dans la Curie, obtient le droit de marquer de son effigie les monnaies de Rome, etc.

Bien qu'en possession du pouvoir absolu, César va gouverner dans l'intérêt général : amnistie de ses anciens adversaires, retour des exilés politiques, auxquels il confie même souvent de hautes charges. Il entreprend une série de réformes, comme, par exemple, l'introduction de Gaulois et d'Espagnols au Sénat et la modification du calendrier (Suétone, César). Il s'efforce de procurer du travail aux pauvres et de reconstituer la classe moyenne; il donne des terres à ses vétérans pour fonder des colonies en Italie, en Afrique ou en Grèce, mais avec obligation de garder leurs terres pendant vingt ans. Il prend des mesures de sécurité publique contre les agitateurs, réforme le système des impôts, impose un contrôle sévère sur la gestion des magistrats et des gouverneurs de province.

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Son attitude face au peuple

Les sénateurs sont positionné hierarchiquement entre l'empereur et le peuple. Ils jouent un rôle très important et font en sorte que César agisse correctement envers le peuple :

Pour en savoir plus sur les sénateurs.

Recrutés parmi les anciens magistrats, les sénateurs avaient une grande influence dans la Rome républicaine, d'autant plus qu'ils étaient nommés à vie. Ils étaient considérés comme des citoyens sages et respectables dont il fallait suivre les avis. C'est le sénat qui dirigeait la politique extérieure romaine et recevait les ambassadeurs étrangers. Devenu maître de Rome en s'appuyant sur le peuple, César avait considérablement réduit le pouvoir des sénateurs.

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SON ASSASSINATJules César par Albert Uderzo

Ses adversaires

Comme on le décrit ici, César fut grand par ses batailles gagnées mais pendant ce temps, des adversaires jaloux vivaient et régnaient à sa place à Rome. César ne s'est pas laissé intimider.

Mais ce général trop glorieux devient dangereux: aussi il est sommé par le sénat, soumis à Pompée, désormais seul maître de Rome (Crassus est mort en 53), d'abandonner son commandement. César passe outre, franchit avec ses troupes le Rubicon (49) - après avoir lancé son mémorable << Alea jacta est >> - et marche dans la ville, provoquant la fuite de Pompée et du sénat. La lutte armée, dont César rapportera lui-même les faits dans ses commentaires sur la guerre civile, va durer quatre années. Après de rapides succès en Espagne contre les lieutenants de Pompée, César vient à Rome se faire remettre la dictature, puis se lance à la poursuite de son rival. La victoire décisive a lieu en Thessalie, à Pharsale (48); Pompée, réfugié en Egypte, meurt assassiné. César réduit ensuite les derniers bastions pompéiens : en Afrique par la victoire de Tapsus (46), en Espagne par celle de Munda (45). Il a auparavant installé sa maîtresse Cléopâtre sur le trône d'Egypte, romanisant ainsi le pays, et défait le roi du Pont au cours d'une campagne extrêmement rapide, d'où l'arrogance de son mot célèbre : "Veni, vidi, vici".

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Ses adversaires

Comme on le voit ici, la rebellion contre l'État ammena de grands advsersaires à César, mais son esprit courageux a réduit le risque d'une trop haute montée du pouvoir de ses ennemis et il reprit ainsi le commandement du territoire romain :

César s'était donc mis en rébellion contre l'État. Avec sa fougue habituelle, il s'élance vers Rome, empêchant, par sa rapidité, la mobilisation du parti adverse. Pompée s'empresse de battre en retraite et de passer en Orient. En deux mois, César devient maître de toute l'Italie. Puis il décide, avant de poursuivre Pompée, de détruire des armées pompéiennes installées en Espagne; il s'empare, après un long siège et une longue résistance, de Marseille, et vient à bout des troupes pompéiennes en Espagne.

Au début de l'année 48 César, nommé consul, franchit l'Adriatique à partir de Brindes, malgré la présence d'une très importante flotte pompéienne. Son armée de vétérans aguerris se heurte à l'armée de Pompée, bien supérieure en nombre mais mal organisée et trop confiante en elle, dans la plaine de Pharsale, en Thessalie. La victoire de César est totale; Pompée s'enfuit en Égypte, où il est assassiné traîtreusement par les Egyptiens.

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Les personnes impliquées à l'assassinat

Les meurtriers qui ont commis l'acte.

Cependant, à Rome, ses ennemis ne désarment pas et même ceux qui se sont ralliés à lui comprennent vite qu'il entend demeurer le maître absolu et inaugurer un régime politique nouveau (Suétone, César). Un complot est donc tramé contre lui où entrent de nombreux sénateurs, dont Cassius et Brutus (neveu de Caton), ardents ennemis de tout despotisme et de toute tyrannie. César est assassiné en pleine séance du Sénat (Suétone, César), le jour des ides de mars 44 (15 mars).

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Les personnes impliquées à l'assassinat

Voici un exemple de l'interprétation de son assassinat qui indique très bien les personnes impliquées.

La scène de l'attentat.

Maintenant, César pénètre dans la Curie et s'avance vers le trône qui lui est réservé ; à peine est-il assis que les conjurés l'entourent pour masquer leur action aux autres sénateurs. L'un deux, Lucius Tullius Cimber, qui s'est chargé du premier rôle, lui parle. Il le supplie de gracier son frère, qui avait choisi le camp de Pompée et demeurait loin de Rome, en exil. César le repousse. Sans plus attendre, Cimber saisit le haut de la toge du dictateur et la rabat sur ses épaules pour dégager son cou et immobiliser ses bras. César, qui tenta de se lever, s'écria : "Mais, c'est un attentat" . Cimber qui s'impatientait fit de même : "Qu'est-ce que vous attendez ?" Derrière César, Casca intervint alors. Il frappe de son poignard, un peu au-dessus de la gorge. Mais il rate son coup. César se dégage, et immobilise le bras de Casca, qui s'apprêtait à frapper de nouveau. César est cerné par la meute des conjurés qui ont tous sortis leur poignard. Se servant de son stylet à écrire, il transperce le bras de Casca. Puis il tente de briser le cercle de ses assassins. Mais une nouvelle blessure terrible, celle-là, l'arête dans son élan. La douleur est trop forte, ses assassins trop nombreux. Voyant Brutus s'approcher, César s'écrie en grec, la langue apprise dès son enfance et qu'il retrouve en cet instant d'émotion : "Kaï su Teknon !" (Toi aussi, mon fils).

 

Tandis que les sénateurs s'enfuient en désordre, sans qu'aucun lui porte secours, les coups pleuvent maintenant de partout... L'un le frappe au visage, l'autre à la cuisse. Dans leur fureur, les conjurés en arrivent à se blesser eux-mêmes. Alors César s'enveloppe la tête avec le bourrelet du haut de sa toge, pour ne pas être défiguré. De sa main gauche, il en fait glisser les plis jusqu'au bas de ses jambes pour tomber dignement , sans qu'elle soit retroussée... dernière coquetterie de ce grand séducteur.

Il meurt, ironie du destin, aux pieds de la statue de Pompée, son ennemi, qui se dresse au fond de la salle. Sur son corps allongé, les conjurés s'acharnent encore, le transperçant de 23 coups de poignard. Puis, ils se précipitent dehors, sans mettre à exécution leur projet de jeter le cadavre dans le Tibre. Après un long moment, 3 jeunes esclaves de César pénètrent dans la Curie. Ils prennent le corps, le hissent dans la litière et le ramène chez lui. Au bout du bras qui pend dehors, le poing est crispé sur le billet et qui révélait le complot et que César n'avait pas voulu lire...
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Comment son assassinat fut-il interprété

Ce serait donc à l'apogée de sa puissance que les ennemis ont décidé d'agir. César serait aller trop loin et il aurait cette fois adopter un mauvais comportement vis-à-vis son entourage politique qui en a offusqué certainement plus d'un :

Nommé dictateur à vie le 14 février 44, César ne se déplace plus dans Rome qu'entouré de 72 licteurs. Parvenu au sommet de sa puissance, le conquérant des gaules joue un jeu dangereux ; il le sait.
Lui qui a déjà affirmé dans un discours descendre des dieux immortels, se croit-il dieu lui-même ? La République il l'a dit, il la déteste. En ce mois de février 44, ils sont une soixantaine de républicains convaincus qu'il faut tuer César. Sur la statue du vieux Brutus, Marcus Junius Brutus peut lire un jour : "Ah, si tu étais là !" ou "Brutus, es-tu mort ?". Finalement, Brutus choisit d'être fidèle à ses idées républicaines. Il participera au complot. Les conjurés, après avoir hésité, choisissent le Sénat. Ils n'aurons aucun mal, eux, à dissimuler leurs poignards dans les vastes plis de leur toge.

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2002 Charles-Alexandre Paré
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